zombie33

Légende
Parlons d'Intelligences Artificielles...
le 23/03/2018 21:15
On parle beaucoup d'intelligence artificielle ces temps-ci et on lit beaucoup d'âneries à gauche et à droite sur le sujet. Du coup je me suis dit : faisaons un topic pour rassembler toutes ces âneries au même endroit :{

Lorsque j'évoque le concept d'intelligence artificielle en général, je vois généralement trois types de réaction :
- Il y a ceux qui ne savent pas de quoi je parle
- Il y a ceux qui sont inquiet voir qui ont peur
- Il y a ceux qui sont enthousiaste

Il est aussi intéressant de remarquer que ces trois catégories répartissent assez bien les gens en fonction de leur connaissances scientifiques sur le sujet. (Pour ceux qui se demanderait je fais partie de la troisième catégorie)


A mes yeux, l'avènement de l'intelligence artificielle correspond ni plus ni moins à la troisième grande révolution de la société moderne après le siècle des lumières et la révolution industrielle. La société humaine va subir de profond changement durant cette période.
De la même façon que dans la révolution industrielle, c'est les métiers manuels se sont vu remplacés par des machines au point que leur proportion dans la population s'en est trouvé profondément changé par la suite, aujourd'hui c'est au tour des métiers intellectuels d'être touché. L'Intelligence Artificielle telle qu'elle est développé arrive à atteindre un niveau de compétence supérieur à l'humain dans un nombre de domaine croissant. En dehors des métiers manuels et intellectuels, il ne reste que les métiers relationnels au sens large, ceux qui nécessite un contact humain/humain et les métiers qui relève plus ou moins de l'art domaine où l'AI est encore très loin d'être perfomante. Encore que même sur ce qui est de l'innovation, certaines machines commencent déjà à faire leur preuve.


Pour moi la peur la plus justifiée est celle que je viens d'évoquer sur la restructuration de la société et du monde du travail qui risque de toucher quasiment tout le monde. Pourtant quand j'écoute ceux qui ont peur des I.A., ils invoquent d'autres raison :
- La peur que l'humain perde le contrôle de l'IA qu'il a créé.
- La peur que l'IA soit utilisé à des fins moralement douteuse.

Mon point de vue est que ces deux peurs sont totalement infondés.
- D'énormes travaux sont réalisés pour concevoir de manière théorique des IA et absolument tout ceux qui sont derrière cela ont intérêt à ce que les choses se déroulent au mieux.
- Pour le second point, c'est en effet quelque chose d'inévitable mais ce n'est pas quelque chose dont il faut avoir peur. Tout ce que fait actuellement l'être humain, sera fait en mieux par une IA dans le futur. Ne pas utiliser d'IA dans ce futur serait une erreur tout comme le fait d'espérer concurrencer une chaîne de production juste par la force de nos bras en est une. On pense souvent au mauvais en occultant le bon, mais la vérité il ne faut pas oublier que l'IA est neutre et c'est juste la nature humaine qui va ressortir. Ce serait comme avoir peur de l'imprimerie parce que les mots sont puissants et qu'avec des livres on peut véhiculer des idées néfastes plus rapidement que sans. C'est vrai, mais avoir peur des livres et dire que c'est mal reste une absurdité.
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Deckbuild

le 25/02/2026 10:27
Citation :
Oui il y a plein de problématiques, et il faut en avoir conscience, d'où l'intérêt d'éduquer sur le sujet (bis)


Petit coquille de la correction automatique.



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Sans internet, pas de wikipédia non plus. Pas de stack exchange. Pas de reddit. Pas de MV. Pas de google maps. Pas d'e-mails,...

Faut quand même pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Gagnant au loto, destruction

Zombie
le 25/02/2026 11:03
Citation :
Y'a fort à parier que ré émergence aurait existé via d'autres vecteurs de communication si on avait pas eu internet.


Sans doute, mais internet l'a fortement accéléré à une époque où les autres médias ne leur laissait pas la parole.

Alors bon, internet a apporté plein de bonnes choses aussi, c'est évident.

Mais pour revenir à l'IA, je pense qu'il aurait été souhaitable que cela se cantonne dans un premier temps à des secteurs utiles genre médecine, et qu'on prenne le temps de tester les modèles de LLM jusqu'à avoir un truc fiable, plutôt que de balancer ça dans la nature.

Mais bon, la société du pognon, la glorification aveugle du "progrès technologique", toussa...
ecophonie
Chartres
le 25/02/2026 11:48
J'ai une théorie sur l'IA, je vais sûrement enchainer des poncifs mais rester jusqu'à la fin pour la théorie de la monétisation du système. Et si c'était pas juste un bête ensemble de logiciel.
genre un traitement de texte pour respecter l'orthographe, la grammaire de ce qu'il va nous débiter. Truc qui existait avant.Un mega robot d'indexation comme ce qui se fait pour parcourir tout le web et l'indexer mais très spécialiser sur la décomposition des textes contrairement à la version d'avant qui se concentrait sur les mots clés.
Genre il lit une étude scientifique, il trouve "science", "théorème" "fermat" dans les méta données, il index tout plein de terme qu'il ne trouve pas ailleurs et qu'il va privilégier quand on lui demandera de nous répondre en tant que scientifique. Pour l'indexation des termes découpés dans l'étude, il utilise le même outils qui sert à décomposer vos prompts. Parfois il prend le mot seul, parfois le mot avec l'espace devant, parfois la conjonction de coordination qui va avec etc, il note que token 2 est souvent précédé de token 1 avec un système de poids, ça lui servira pour faire un phrase, si il se rend compte que token a est toujours suivie de token b, il ne va même plus le décomposer en 2 token distinct... tout ça c'est quasi de la base de donnée, ils ont peut être fait un truc plus malin pour faire croire que c'est ultra ouf alors que pas du tout.
Pour vous répondre, il navigue à travers son système de token pour sortir une phrase que le vieux traitement de texte valide, bah oui, il ne faut pas qu'il y ait de faute sinon c'est pas une intelligence.
On a entrainé des logiciels à isoler des éléments dans les images, on peut donc faire le même indexage sur les images.
On peut linker tout ça au besoin à des logiciels open source, propriétaire etc si besoin de faire des trucs un peu techos.

Tout ça aura l'air intelligent mais sera artificiel.

Alors comment vendre un abonnement à un bête logiciel qui ne fait que nous ressortir des synthèses de document dans des phrases bien construite mais sans réelle nouvelle pensée derrière?
Et bien en assumant que le logiciel peut se tromper et en flattant son utilisateur. Si celui ci dit quelque chose sans réellement exprimer un besoin, le logiciel va le détecter et répondre au besoin "bonne remarque" "vous avez raison" "je suis bête" "vous êtes plus intelligent que moi" (bon, c'est un peu gros là)
Ca explique le fait que des gens suicidaires aient pu discuter pendant des semaines voir des mois sans que l'IA ne les contredise dans leurs fantasmes de passage à l'acte, ça donne au féru de techno qui voudrait être en avance sur tout le monde l'impression qu'il a un train d'avance sur l'IA elle même, qu'il lui est supérieur.
Je ne serai vraiment pas étonné que le marketing se soit rendu compte de ce fait et appuie à fond sur une espèce d'auto correction contrite "oh la la, je me suis trompé suivi d'un bullshit des enfer pour faire croire à un schéma de pensée bidon"

Y a beaucoup d'esbrouffe autour de l'IA genre tout les extraits du forum qu'a mis warpad sur une soi disant prise de pouvoir de l'IA qui devrait se manifester d'une minute à l'autre dans le monde réel et en fait rien.
Ou les IA qui vont interpréter des IRM, radios photo de galaxie et y trouver des choses qu'on aurait manqué etc est ce que si j'entraine une classe de 10 étudiants à qui je montre 1000 radios par jour pendant 30 jours avec le résultat associé écrit dessus, est ce que je n'arriverai pas au même résultat qu'une IA. Si vous me répondez non, est ce que les vendeurs d'IA n'auraient pas un intérêt à nous faire faire passer pour plus con que nous sommes?
laquatus
Oswald Chesterfield Cobblepot

Légende
Médias. Victoria Goldiee, la journaliste trop parfaite pour être honnête
le 25/02/2026 15:48
Intrigué par le profil de Victoria Goldiee, une jeune journaliste indépendante qui affirme collaborer à des médias de renom, Nicholas Hune-Brown, le rédacteur en chef du site canadien “The Local”, enquête sur elle. Elle existe bel et bien, mais ses articles, eux, ont été générés par l’intelligence artificielle. Vertigineux.

A la fin septembre [2025], j’ai lancé un appel à contributions auprès de journalistes indépendants. Rédacteur en chef pour The Local à Toronto, un magazine en ligne primé pour ses longs formats, j’ai l’habitude de travailler avec un certain nombre de plumes sur lesquelles je peux compter. Mais nous essayons toujours de faire connaître de nouvelles voix sur notre site et, d’expérience, une sollicitation sur une thématique précise est un bon moyen de les dénicher.

Plus d’un an s’était écoulé depuis mon appel précédent : cette fois-là, nous avions reçu la flopée habituelle d’idées – certaines avaient éveillé notre curiosité, la plupart n’étaient pas tout à fait adaptées à nos besoins, mais toutes étaient, à n’en pas douter, humaines. Un an plus tard, les choses avaient beaucoup changé.

Cette fois-ci, j’étais en quête d’articles sur la privatisation du système de santé, un sujet devenu houleux au Canada. En une semaine, j’ai reçu de nombreuses propositions du monde entier. Certaines, émanant d’auteurs en Afrique, en Inde et aux États-Unis, ne convenaient manifestement pas à une publication implantée à Toronto.

Un angle accrocheur
L’un des messages m’a paru particulièrement prometteur. Son autrice, Victoria Goldiee, disait avoir écrit pour The Globe and Mail, The Walrus et Maisonneuve, des titres canadiens publiant le même genre de longs formats que nous. Sa proposition s’intéressait à la question de la privatisation sous l’angle accrocheur de l’ascension de la “médecine sur abonnement” : “Mon article examinera la façon dont ces assurances abordent les soins de santé à la manière de plateformes telles que Netflix ou Amazon Prime, et les conséquences que cela entraîne pour un système public qui depuis longtemps revendique son universalité.”

La proposition se distinguait par l’ampleur des recherches que la journaliste avait déjà effectuées. Victoria disait avoir déjà interviewé plusieurs personnes – un consultant de 42 ans à Vancouver, un ouvrier en bâtiment de 58 ans à Hamilton et des professionnels de santé comme Danielle Martin, médecin à Toronto dont elle fournissait une citation : “La médecine sur abonnement est une forme insidieuse de privatisation.”

Un profil de pigiste ambitieuse
Lorsque je l’ai googlée, j’ai vu que Victoria avait écrit pour un ensemble de publications qui, toutes, laissaient entrevoir l’ascension d’une journaliste indépendante jeune et ambitieuse : des articles courts dans de prestigieux titres comme [le site de pop culture new-yorkais] The Cut et [le quotidien britannique d’informations générales] The Guardian, de plus longs formats dans des magazines de déco [américains] comme Architectural Digest ou encore Dwell, et des enquêtes approfondies dans des publications à but non lucratif ou des revues spécialisées, comme Outrider [un média associatif américain, spécialisé dans la menace nucléaire et les enjeux climatiques] et le Journal of the Law Society of Scotland [un site d’actualité juridique écossais]. Sa photo de profil était celle d’une jeune femme noire.

Elle était, d’après sa bio, “une journaliste ayant à cœur de faire connaître les histoires de populations sous-représentées dans les médias”. Lors de la conférence de rédaction suivante, nous avons décidé de donner sa chance à Victoria. J’ai alors commencé à me pencher de plus près sur son travail.

Plusieurs choses m’interrogeaient. Vivait-elle vraiment à Toronto, dans la mesure où elle signait autant d’articles dans des magazines new-yorkais et des journaux britanniques ? Et comment avait-elle réussi à faire tant d’interviews au préalable [sur le système de santé canadien] ? Lancer une telle enquête sans garantie d’être rémunérée me paraissait hasardeux.

Lorsque j’ai cherché “Victoria Goldiee” sur Google en ajoutant les publications canadiennes pour lesquelles elle disait avoir travaillé, ça n’a rien donné. Nous avons contacté Danielle Martin, l’une de ces médecins que Victoria disait avoir interrogés. Elle n’avait jamais entendu parler d’elle. J’ai renvoyé un mail à Victoria :

“Ces citations sont-elles tirées de vos propres interviews ? Pouvez-vous s’il vous plaît nous envoyer quelques exemples de votre travail, peut-être tirés de The Walrus ou de Maisonneuve ?”
Le style typique de l’IA
Elle a répondu en détail le lendemain. “Les citations fournies dans la proposition sont tirées d’interviews que j’ai effectuées ces dernières semaines, insistait-elle. Pour ce qui est de mes travaux précédents, j’écris une newsletter régulière pour The Walrus.” Elle ajoutait un lien vers la newsletter “Lab Insider” du Walrus, où sa signature n’apparaissait pas.

“Je peux attester à 100 % que cette personne n’écrit pas pour ‘Lab Insider’, m’a répondu Tracie Jones, du Walrus, lorsque je l’ai contactée. C’est tellement bizarre d’affirmer ça !”

L’e-mail guindé de Victoria, ainsi qu’une lecture plus attentive de sa proposition initiale, a révélé ce qui aurait dû me sauter aux yeux dès le départ : ses formulations répétitives (“Ce sujet est important parce que…”, “Il est d’actualité parce que…”, “Il correspond à votre lectorat parce que…”) étaient typiques d’un texte généré par une intelligence artificielle (IA).

J’avais un peu honte. Naïvement, je raisonnais encore comme avant ChatGPT : j’étais parti du principe qu’il y avait un lien entre l’expéditrice du message et les idées développées dans sa proposition. Mais si l’argumentaire envoyé par Victoria semblait monté de toutes pièces par une IA, si elle inventait des interviews et des articles, que fallait-il conclure de sa longue liste de parutions ?

Depuis 2022, la signature “Victoria Goldiee” a été associée à des dizaines d’articles. Il y a une série de témoignages parus dans [le site new-yorkais] Business Insider (“J’ai 22 ans et je suis chauffeur pour Amazon”, sur les conditions de travail dans cette entreprise). Citons aussi une interview avec le comédien Nico Santos dans Vogue Philippines, un long format sur la musique afro-beat dans Rolling Stone Africa (l’article n’est plus en ligne), une recommandation de lecteur DVD dans la rubrique “The Strategist” du New York Magazine.

Un papier de 2024 sur les mèmes liés au changement climatique, paru dans Outrider, citait “Juliet Pinto, enseignante en psychologie” à l’université d’État de Pennsylvanie [aux États-Unis]. J’ai écrit à Juliet Pinto, qui est en réalité enseignante en communication dans cette université. Elle m’a répondu :

“Je n’ai discuté avec aucun journaliste sur ces recherches, et je n’enseigne pas la psychologie.”
L’article citait aussi “Terry Collins, climatologue et enseignant en sciences de l’environnement à l’université de Californie”. Je n’ai trouvé personne correspondant à cette description, mais Terry Collins, directeur de l’Institut des sciences de l’écologie à l’université Carnegie-Mellon [à Pittsburgh, en Pennsylvanie], dit n’avoir jamais communiqué avec Victoria Goldiee.

Fausses citations
Il y avait dans la liste des articles en ligne de Victoria quelques papiers parus sur PS (anciennement Pop Sugar), une publication [spécialisée dans les médias et les nouvelles technologies] du groupe Vox Media : quand j’ai cliqué sur les liens, cependant, j’ai constaté qu’ils avaient tous été remplacés par un message de la rédaction indiquant que l’article avait été “retiré car il ne respectait pas [la] charte éditoriale”.

“Dans mon souvenir, les articles signés par Victoria empruntaient trop à d’autres papiers publiés ailleurs”, m’a répondu l’ancienne rédactrice en chef de PS, Nancy Einhart, quand j’ai voulu connaître le motif des dépublications. Et d’ajouter :

“Vous êtes le troisième rédacteur en chef à me contacter à propos d’elle ces derniers mois ! Elle fait clairement sa tournée des rédactions.”
En septembre [2025], le Journal of the Law Society of Scotland a publié un article sur les cabinets d’avocats en milieu rural, avec de nombreuses citations : des Écossais ordinaires que je n’ai pas réussi à identifier, un juriste qui semblait fictif et une enseignante qui m’a dit ne pas avoir parlé à la journaliste. “Cette citation n’est pas de moi et, à ma connaissance, je n’ai jamais rencontré Victoria Goldiee ou discuté avec elle”, m’a en effet écrit Elaine Sutherland, professeure émérite à l’université de Stirling [en Écosse]. Le plus déconcertant, a-t-elle ajouté, c’est que “la phrase qui m’est attribuée correspond à des choses que je pourrais dire”.

Un mois plus tard, pour le magazine de design Dwell, Victoria Goldiee signait un article – “Comment sublimer les recoins négligés de votre demeure” – truffé de prétendues citations d’un aréopage de designers et d’architectes internationaux, du Japon à l’Angleterre en passant par la Californie. Une journaliste indépendante avait-elle vraiment interviewé dix des plus grands designers et architectes pour ce papier rempli de liens publicitaires expliquant comment meubler les coins de votre salon ?

“Beata [Heuman] n’a pas entendu parler de la journaliste”, a tranché quelqu’un de l’équipe [de l’architecte d’intérieur suédoise installée à Londres]. “Je n’ai pas parlé à cette journaliste et je n’ai pas fait cette déclaration”, a répondu la designer [new-yorkaise] Young Huh, citée pour avoir dit que “les coins sont comme de petits secrets dans une maison”.

Un appel vocal plutôt qu’en visio
Deux semaines après sa proposition initiale et après avoir passé bien trop de temps à la pister sur Internet, j’ai récrit à Victoria Goldiee en lui demandant s’il était possible de discuter de son enquête. À ce stade, je la soupçonnais d’inventer dans bien des médias à travers le monde, mais j’espérais obtenir quelques éléments de réponse en discutant avec elle.

Nous avons convenu d’une visioconférence dans la semaine. Dix minutes avant le rendez-vous, elle a envoyé un changement de programme par e-mail : “Je me réjouis de discuter dans un instant et je me joindrai à vous par téléphone, ce sera donc un appel vocal de mon côté”, écrivait-elle. Quelques minutes plus tard, elle était au bout du fil. “Salut Nick !” s’est-elle exclamée d’un ton enjoué, sur une ligne qui grésillait un peu. Elle m’a paru s’exprimer comme une jeune femme ayant un accent africain.

Je lui ai demandé où elle vivait à Toronto. “Dans la rue Bloor”, a-t-elle joyeusement répondu, citant sans hésitation l’un des principaux axes commerciaux de la ville. Si elle nommait l’un des premiers résultats sur Google à la requête “rues de Toronto”, je n’en admirais pas moins l’effort.

Je lui ai demandé de m’en dire un peu plus sur le papier. Elle m’a donné des explications en reprenant plus ou moins les mêmes termes que dans sa proposition, comme si elle paraphrasait un document placé devant elle. “En gros, c’est l’idée que davantage de personnes, des Canadiens en l’occurrence, achètent une assurance-maladie comme si c’était leur version de Netflix ou Amazon, un peu comme on se paie un abonnement mensuel à Netflix. Maintenant, c’est pareil pour la santé.”

“Vous avez dit avoir parlé à Danielle Martin, c’est bien ça ? ai-je insisté.
— Oui, oui.
— Nous la connaissons, dans notre rédaction, et elle dit ne pas se souvenir d’avoir parlé avec vous. Est-ce que vous vous êtes vraiment entretenue avec elle ?
— Oui, absolument. J’ai demandé à mon assistant de discuter avec elle.”

Je ne me suis pas attardé sur l’idée qu’une journaliste indépendante employait un assistant.

Enthousiaste, enjouée, mais peu plausible
Victoria est restée enthousiaste et enjouée, et elle a continué à fournir des réponses rapides, quoique peu plausibles, à chacune de mes questions. Pourquoi est-ce que je ne retrouvais pas les articles qu’elle disait avoir écrits pour des titres canadiens ? “La plupart d’entre eux sont au format papier”, a-t-elle justifié. (D’après les rédactions en chef du Globe and Mail, de Maisonneuve et du Walrus, Victoria Goldiee n’a jamais écrit dans leurs colonnes.)

Elle disait vivre à Toronto, mais j’avais remarqué qu’elle avait beaucoup écrit pour des publications britanniques. Était-elle arrivée récemment au Canada ? “Oui, pas plus tard que cette année”, a-t-elle répondu. Savait-elle pourquoi ses papiers sur Pop Sugar n’étaient plus en ligne ? “Je pense que la rédactrice en chef qui les avait publiés a quitté le média.”

Jamais je n’avais discuté avec une personne que je soupçonnais de me mentir à chacune de ses réponses. Je ne suis pas sûr non plus d’avoir déjà interviewé quelqu’un dont je voulais si désespérément tirer les vers du nez.J’avais un nombre incalculable de questions. La personne à l’autre bout du fil était-elle aussi celle qui écrivait les e-mails ? Était-elle une journaliste aux ambitions sincères, une personne qui, dépassée par ce dans quoi elle s’était embarquée, prenait maintenant des risques délirants ? Était-elle tout simplement une arnaqueuse pour qui les rédacteurs en chef crédules et surmenés s’étaient révélés des proies faciles ?

Dans ma version idéalisée de cet appel téléphonique, je continuais à pousser Victoria vers des incohérences de plus en plus flagrantes, après quoi elle se résoudrait à admettre la supercherie et nous pourrions entamer une vraie conversation. Au fil des échanges, j’ai pourtant compris à quel point cet espoir était insensé.

“J’ai commencé à parcourir des extraits de votre travail, ai-je continué. J’ai vu un article paru récemment dans le Journal of the Law Society of Scotland, c’est bien ça ?
— Oui, a-t-elle répondu. J’ai alors entendu un infime craquement dans sa voix.
— Vous citez par exemple une professeure.” Victoria était muette à l’autre bout du fil. J’ai expliqué que j’avais écrit à cette enseignante. “Elle m’a dit ne jamais vous avoir parlé.”

Dans le silence qui a suivi, j’ai compris que Victoria avait raccroché. Depuis, elle n’a plus répondu à mes e-mails.

L’escroquerie médiatique du moment
Chaque époque a les affabulateurs qu’elle mérite. De nos jours, les escrocs d’Internet farfouillent dans ce qu’il reste d’un paysage médiatique délabré. Ils profitent d’un écosystème exposé comme nul autre à la fraude, où des titres qui emploient des noms prestigieux publient des articles mal ficelés, où les spécialistes de la vérification des faits ont été licenciés et où les rédacteurs en chef sont surmenés, où la technologie permet avec une banalité sans nom de monter de toutes pièces propositions et articles entiers.

Se lancer dans le journalisme indépendant est extrêmement difficile. En revanche, la conjoncture est plutôt propice à la conception d’arnaques. Sur son site, Outrider dit proposer une rémunération de 1 000 dollars [837 euros environ] par article. Les tarifs de Dwell commencent à 50 cents [42 centimes] le mot : difficile à assumer s’il vous faut réellement interviewer dix des meilleurs designers au monde, mais c’est une rémunération décente s’il vous suffit de saisir quelques mots dans ChatGPT.

Tout ce que j’ai lu de Victoria Goldiee ne soulevait pas les mêmes interrogations. Une homonyme avait bel et bien interviewé Nico Santos pour Vogue Philippines, selon l’attaché de presse de l’acteur. D’autres papiers étaient impossibles à discréditer avec certitude. Victoria avait-elle vraiment interviewé un décorateur coréen particulièrement discret pour un article dans Architectural Digest, qui racontait comment les gens referaient leur déco à la mode des séries coréennes ? Je ne peux pas en attester et le magazine ne m’a pas répondu.

Du Nigeria ou d’ailleurs
Mon papier préféré de “Victoria Goldiee” est celui qu’elle a publié dans The Guardian [en octobre 2025]. C’est un texte écrit à la première personne sans citations, c’est pourquoi il est difficile d’en vérifier la véracité. Victoria Goldiee m’a dit vivre à Toronto. Dans certaines parutions, elle se dit américaine et adorerait le riz wolof d’un restaurant au Ghana. Ailleurs sur Internet, elle affirme habiter au Nigeria. Dans ce texte-ci, elle fait une description haute en couleur de sa découverte des milieux musicaux underground dans l’Angleterre du XXIe siècle. On la suit d’une équipe de football somalienne dans l’est de Londres au “poulet frit de Morley’s, ouvert après minuit”, et dans ces “maisons de quartier qui sentent le shampoing pour moquette et le curry”. Le texte défend ardemment l’idée que la culture, la vraie, existe dans les lieux tangibles, qu’elle se forme avec de vraies gens et non pas dans une froide réalité produite par ordinateur. “L’avenir de notre musique, lit-on, n’est pas écrit par un algorithme.” “Merveilleux article”, disait l’un des nombreux commentaires positifs.

Dépublications en série
Peu de temps après notre conversation, la bibliographie de Victoria n’était plus en ligne. Sur X, un profil à son nom qui relayait ses publications a aussi disparu. À mesure que j’ai écrit aux rédactions en chef des titres sur lesquels j’enquêtais, les articles ont été dépubliés un à un. Celui du Guardian a été remplacé par une mention indiquant qu’il avait été “retiré dans l’attente de vérifications”.

Idem pour Dwell. Idem pour le Journal of the Law Society of Scotland. Son rédacteur en chef, Joshua King, a publié des excuses à ses lecteurs : “Au vu des éléments à notre disposition, j’ai aujourd’hui la conviction que ces citations ont été attribuées à tort aux personnes interviewées et qu’elles ont, selon toute probabilité, été inventées. C’est embarrassant pour la profession et je regrette de devoir écrire ces excuses.”

Les escrocs sont déjà à l’œuvre. Pendant l’été [2025], le Chicago Sun-Times a publié une “sélection de lectures estivales” générée par l’IA remplie de livres qui n’existent pas. À Toronto, la publication indépendante The Grind a dû différer sa parution après avoir donné leur chance à de nouvelles plumes, pour finir submergée par des “escrocs cherchant à nous refiler des papiers produits par l’IA sur des lieux et des personnes imaginaires”. [Au cours de l’année passée], pas moins de six publications, dont Wired [un prestigieux magazine californien, spécialisé dans les nouvelles technologies], ont retiré des articles après avoir découvert que ces papiers supposément écrits par une certaine “Margaux Blanchard” avaient sans doute été inventés par une IA.

Trier le vrai de l’IA
Après avoir pataugé des semaines dans le bourbier qu’avait créé en ligne “Victoria Goldiee”, je suis revenu à ma boîte de réception pour me pencher sur les autres propositions qui m’y attendaient encore. J’ai été pigiste pendant l’essentiel de ma vie professionnelle, c’est pourquoi, depuis que je suis rédacteur en chef, je fais toujours mon possible pour répondre à toutes les propositions soignées que je reçois. En les relisant cette fois, je n’y voyais plus que le vernis synthétique de l’intelligence artificielle. Sans doute y avait-il de jeunes talents dans la masse, mais je n’ai pas eu la force de faire le tri dans ce grand n’importe quoi.

Parmi les quelques cas où l’usage d’une IA était le plus flagrant, j’ai nonchalamment googlé les noms associés à ces propositions. J’ai vu leur signature partout sur Internet – un tissu de mensonges dont certains ressemblaient à s’y méprendre à des vérités, si étroitement enchevêtrés dans l’écosystème médiatique que personne ne pourrait avoir l’énergie de les en extirper. L’espace d’un instant, j’ai été frappé par un désespoir profond et sincère.

J’ignore qui est “Victoria Goldiee”. J’ai un temps pensé qu’elle pourrait n’être qu’un nom, sans le moindre lien avec un être humain en particulier – peut-être l’une des dizaines de signatures utilisées quelque part dans une usine à contenus, à Londres ou à Lagos.

Le style bancal d’un être de chair et d’os
Il n’empêche qu’après avoir épluché ce qu’il reste de sa présence en ligne et examiné ses écrits à la loupe pour tenter de démêler le vrai du faux, je trouve maintenant son histoire plus banale. Je ne crois pas que cette autrice vienne ou vive encore au Nigeria. Elle aime les séries coréennes. Elle vit sur Internet, comme nous toutes et tous.

L’un des plus anciens papiers de Victoria Goldiee que j’aie pu trouver, paru sur un site peu connu en mai 2022, raconte ce que l’on ressent quand on surfe sur Internet et qu’on se retrouve bombardé par les images et les histoires de personnes qui réussissent mieux que nous. Ce texte n’était pas aussi impeccable que ses productions ultérieures : le style n’était pas toujours très heureux et la grammaire était parfois bancale. En revanche, l’article paraissait exprimer sincèrement ce que ressentait un être en chair et en os.

Sur Internet, écrivait-elle, les gens “ont tendance à mettre en scène les bons côtés de leur vie”. Ils refusent de montrer leurs imperfections, préférant simuler la positivité et la réussite. “La course à la productivité nous met sous une énorme pression, écrit-elle. La plupart des gens comme moi sont fatigués et tentent simplement de s’en sortir au jour le jour.”

Nicholas Hune-Brown (Courrier International)
Gagnant au loto, destruction

Zombie
le 25/02/2026 16:50
Georges Abitbol a écrit :
Monde de merde !
Darkent
Space movie from 1992

Claude d'Anthropic vs COBOL
le 26/02/2026 8:47
Comment Claude Code a provoqué la chute d’IBM (Frandroid)

Citation :
Le laboratoire d’IA vient de lâcher une mise à jour qui semble technique au premier abord, mais qui est une véritable bombe thermonucléaire pour l’industrie informatique traditionnelle. Claude est désormais capable de comprendre, documenter et traduire le COBOL.


C'est quel niveau de bond en avant ce truc ?
Sly21
le 26/02/2026 11:05
Je sais pas où on va, mais on y va...:/
Deckbuild

le 26/02/2026 11:08
Je vois pas vraiment ce qui est surprenant ça fait un an déjà que les développeurs de Claude utilisent Claude lui-même pour écrire le code des versions suivantes.


S'agirait de se réveiller.

On dirait que vous avez du mal à vous rendre compte qu'on va croiser des robots avant 2027. Les politiques sont à la ramasse, d'une force qui fait peur. Les chinois automatisent leurs usines, leurs champs, leur constructions, leurs travaux techniques,... Et nous on en est encore à faire des réglementations sur des bouchons de bouteille. Il y a une volonté claire de l'Europe de devenir le tiers-monde en ayant un retard technologique considérable.

Toufmade
A force de niquer ma vie, j'ai fini par trouver l'pointG

le 26/02/2026 12:59
Citation :
On dirait que vous avez du mal à vous rendre compte qu'on va croiser des robots avant 2027

Industriellement impossible.
Toufmade
A force de niquer ma vie, j'ai fini par trouver l'pointG

le 26/02/2026 13:03
Enfin on en croise dans certains restau ou truc comme ça, mais je veux dire des humanoide et tout prêt à te faire la conversation, probablement on y viendra si on en voit l'interet et si un marché se developpe, mais en l'état, y'a un truc que toute l'IA de la terre ne peut faire : créer des chaines de production, et je parle ici de chaines complètes.
Genre les la manufacture des robots, mais aussi ces sous traitants etc etc etc, ça prend du temps de faire sortir de terre tout ça. Et de tout set up.

L'IA peut te faire gagner du temps dans ton ordonnancement et tout mais à un moment donné faut sortir les usines de terre, et ça ça met du temps.
Deckbuild

le 26/02/2026 13:11
Je parle juste d'en croiser UN avant la fin de l'année, dans ta vie de tous les jours. Je parles pas de SF. Pas de faire la conversation ou quoi. Juste y'en aura un random au Franprix quoi.



Et les années suivantes ça sera exponentiel.


Pour l'instant j'en ai jamais croisé nulle part, pas une seule fois de ma vie.
Mais juste je vois les usines chinoises qui en produisent littéralement des centaines de milliers, et ils auront des stocks à écouler donc quelques milliers au minimums se retrouveront en France.

Mais bien entendu ils seront très basiques. Juste ça fera un choc la première fois quoi.




Comme quoi I-Robot avait plutôt bien calculé son coup en mettant l'intrigue en 2030 dans le film avec Will Smith.
Toufmade
A force de niquer ma vie, j'ai fini par trouver l'pointG

le 26/02/2026 13:19
Alors, on croise déjà des robots, ça fait longtemps que ça existe en usine. Y'a pas de soucis avec ça.
Jsuis ingé roboticien de formation, j'ai été formé en 2015 (fin d'étude), on bossait déjà avec beaucoup de robot dans certaines industries. Notamment dans l'automobile.

Et d'ailleurs parmi les trucs qui se savaient à l'époque, c'est la grosse usine Toyota au japon, elle tournait en 3/8, 1/8 robot et 2/8 humains. Le 1/8 robot faisait 50% de la prod à l'époque (2015). Voilà, donc ça ça existe et ça n'a pas besoin de l'IA pour être fait. On commençait a developper le Q-learning à l'époque mais pas encore en indus. En indus, c'est de l'automatisation et ça ça fait relativement qu'on fait des choses assez folles.

Basiquement pas forcement besoin d'une IA pour faire de la robotisation.
Deckbuild

le 26/02/2026 13:56
Je parles bien évidemment de l'espace public. Et je parlais bien évidemment de la 'ouvelle génération de robots (humanoïdes, robots-chiens, cubes qui roulent, drones autonomes, bus autonomes, etc). Ça me paraissait implicite.
Sly21
le 26/02/2026 14:25
Oui alors ça, ça me semble pas du tout évident que ça prenne.

Il y a des "technologies ouf" qui font pschit.

Avatar !! On peut voir des films en 3D !! ---> quelques années après, tout le monde va au ciné 2D. Osef.

Wii !! On peut jouer aux jeux-vidéos en BOUGEANT la manette ! Sensation c'est TOI le héro ! ---> next gen : full bon vieux paddle. Osef.

Meta second world truc là, on va vivre dans la réalité virtuelle ! ---> qui en veut ? Personne. Fail, au revoir.


Perso, je suis persuadé qu'après la soufflé Suno "lul je peux créer ma musique", tout va retomber et que personne n'aura envie de "générer sa propre musique que je vais kiffer". -_- 'Oh c'est rigolo. Next', ça va être, tout le monde écoutera les tubes (aidé par l'IA ça c'est autre chose) des groupes qui auront l'énergie et la motiv' de s'y pencher.

Les chiens-robots ? Les trucs qui roulent ? Il y a des chances que ce soit exactement comme les "gadgets des années 70-80 décoration d'Orange Mécanique" ; ça << fait futur >> mais on s'en balek xD
Toufmade
A force de niquer ma vie, j'ai fini par trouver l'pointG

le 26/02/2026 15:24
Citation :
Je parles bien évidemment de l'espace public. Et je parlais bien évidemment de la 'ouvelle génération de robots (humanoïdes, robots-chiens, cubes qui roulent, drones autonomes, bus autonomes, etc). Ça me paraissait implicite.

Et bien, je ne dis pas que ça n'arrivera pas, je ne dis pas que ça n'arrivera pas relativement bientot, mais d'ici 2027, ça me semble vraiment bien trop court comme échéance pour que ce genre d'outil soit suffisamment produit en masse pour qu'on en aperçoive plus qu'un tous les 44 du mois.

On en est pas là du tout au niveau de l'industrialisation. Entre un proto et une chaine de production, et les consommateurs finaux, il s'écoule beaucoup beaucoup de temps.
Toufmade
A force de niquer ma vie, j'ai fini par trouver l'pointG

le 26/02/2026 15:26
Au demeurant comme le soulève Sly, il faut faire une chaine de prod, mais il faut aussi qu'une chaine de valeur lui soit accolée. Et pour ça il faut un marché.
C'est vrai que cette histoire de métavers, on en parle plus, mais c'est vrai qu'à l'époque tu avais des prophètes qui te disaient ça va etre une revolution, et ça a bien pschiit.
Deckbuild

le 26/02/2026 16:20
Citation :
Meta second world truc là, on va vivre dans la réalité virtuelle ! ---> qui en veut ? Personne. Fail, au revoir.


Première personne que je croise qui n'a pas entendu parler de GTA6 c'est rare.



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Citation :
Perso, je suis persuadé qu'après la soufflé Suno "lul je peux créer ma musique", tout va retomber et que personne n'aura envie de "générer sa propre musique que je vais kiffer". -_- 'Oh c'est rigolo. Next', ça va être, tout le monde écoutera les tubes (aidé par l'IA ça c'est autre chose) des groupes qui auront l'énergie et la motiv' de s'y pencher.


Littéralement une contre-vérité. Suno est dans le top50 de tous les pays du monde. Et c'est clairement que le début. Et on a même pas encore l'alternative open-source qui va décupler le marché.


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Citation :
Les chiens-robots ? Les trucs qui roulent ? Il y a des chances que ce soit exactement comme les "gadgets des années 70-80 décoration d'Orange Mécanique" ; ça << fait futur >> mais on s'en balek xD



Il suffit de regarder la chine avec des centaines de bus autonomes qui roulent 24h/24 pour comprendre que c'est juste inévitable. Et leur armée qui intègre humanoïdes et robots-chiens. Et les gens qui font leur courses avec des cagettes qui les suivent automatiquement.



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Citation :
Et bien, je ne dis pas que ça n'arrivera pas, je ne dis pas que ça n'arrivera pas relativement bientot, mais d'ici 2027, ça me semble vraiment bien trop court comme échéance pour que ce genre d'outil soit suffisamment produit en masse pour qu'on en aperçoive plus qu'un tous les 44 du mois.


Ce que je viens de dire c'est littéralement ça. On en croisera le 44 du mois. Mais c'est déjà énorme et loin d'être anodin. L'histoire avance pas à pas mais ne recule jamais.
Toufmade
A force de niquer ma vie, j'ai fini par trouver l'pointG

le 26/02/2026 16:46
Citation :
Je parles bien évidemment de l'espace public. Et je parlais bien évidemment de la 'ouvelle génération de robots (humanoïdes, robots-chiens, cubes qui roulent, drones autonomes, bus autonomes, etc). Ça me paraissait implicite.

Tu t'es jamais fait servir ta boisson par une machine dans un restau chinois ?
Deckbuild

le 26/02/2026 16:48
Un droïde qui vient à ta table tu veux dire?

Non. T'as des adresses?
Toufmade
A force de niquer ma vie, j'ai fini par trouver l'pointG

le 26/02/2026 16:52
Oui, y'a un a Illkirch ahah, mais je pense y'en a d'autres des restau qui ont ça.
Mais ça, c'est pas de l'IA c'est de l'automatisation. Ca fait rien d'incroyable, il a en mémoire les chemins qu'il peut faire, il connait les points ou il doit aller (les tables sont notés, et ta commande est liée a ta table, tout se commande sur tablette), et go quand il recoit il execute ce qu'il doit faire, donc sortir de son espace, aller à l'espace, attendre que le serveur lui mette les boissons sur le dos, et partir une fois qu'on lui a validé le plateau.

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